De retour en évaluation!

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Les mots ont résonné comme une pesante douillette sauf qu’ils se sont gardés de nous réchauffer. Ces mots ont fait mal, plus qu’à l’habitude. Parce que je m’étais accrochée à une idée et la réalité m’a ramené en vrai.

Sans une surprenante progression drastique, Thomas devra recommencer sa quatrième. Son professeur, qui fut absolument sympathique, sincère, franc et empreint d’empathie, ne peut pas émettre de conclusion dans l’immédiat mais on ne peut pas non plus nier les faits. Thomas a du mal en acquisition. Un jour il sait, l’autre plus. Sa progression est trop lente pour le système, son contenu n’est pas assez déposé dans le tiroir des acquisitions.

Nous avons procédé à plusieurs évaluations jusqu’à maintenant, Thomas s’est bien prêté aux besoins. Son neuropsychologue, a posé déjà plusieurs diagnostics et nous avons cheminé avec ceux-ci, en travaillant très fort. Le parcours est rempli d’embûches mais rien d’insurmontable et nous avions espoir, jusqu’à hier, que ce parcours serait un tant soit peu, typique. Nous avions tort.

Avoir tort ne me choque pas. Même en écrivant ces lignes, je rationalise et rien ne me choque vraiment. Je suis triste. Et encore je rationalise. Rien là! Doubler n’est absolument pas grave! C’est même mieux pour Thomas, qui aura une année bonus pour faire les acquis nécessaires pour continuer son parcours scolaire.

C’est l’émotion qui fige. La tristesse me fige. Les mots de son prof, avec qui on discutait, nous laissait entendre que la classe d’adaptation, il en fera possiblement partie au secondaire. Pis! Rien là! Mon rationnel me parle et y’a raison! Pis? Ça fait quoi?

Mon émotif me déstabilise. J’ai de la peine. Je suis mélangée entre réaliser qu’il n’a pas fini de rusher ET tout le monde rush un moment où un autre dans la vie.

Pour encore plus me mettre dans un drôle d’état, on soupçonne la dyspraxie. Ça fait longtemps qu’elle chatouille le dossier de Thomas. Je crois que là, il est temps que l’on confronte la bête! Pfft. Ce n’est même pas une bête, c’est un changement. On sera capable. Je serai à la hauteur. Mais j’ai de la peine.

Alors voilà. Ma rencontre-parents, je l’ai vécu avec beaucoup de tristesse. Je prévois faire le tour de l’Amérique centrale et Sud, en faisant l’école en voyage, à Thomas. Je prévois ce projet pour sa sixième année. La rencontre-parents m’a tellement chamboulé que je me promets de me pencher sur ce dossier rapidement. Le devancer ce voyage-études? L’éliminer?

Prendre du recul est la solution pour l’instant, je crois. Nous recommençons les évaluations pour Thomas. Cette fois, pour faire tomber officiellement le diagnostic de dyspraxie. En écrivant ces lignes, je me demande encore pourquoi….

Et vous, votre rencontre-parents?

Sur la photo, on voit peu Thomas, je sais. Mais elle me rappelle qu’il apprécie beaucoup les outils et les utilise avec plaisir. Je le trouve vraiment persévérant et tellement conscient de tout ce qu’il vit….

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