Parlons intimité!

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Récemment, je parlais de la couleur de mon mucus avec une amie. Ça m’a fait prendre conscience qu’avant d’être maman, j’évitais autant que possible de parler de déchets corporels. On ne se le cachera pas, quand on devient parent, le caca prend une place important dans nos vie et donc dans nos conversations.

J’ai donc mis au point une théorie expliquant le mythe des filles qui vont au toilette en groupe! Quand on devient maman, nos enfants nous suivent plus souvent qu’autrement jusque dans la salle de bain pour nos besoins. Je crois que c’est une habitude que les filles gardent dans leur gènes en vue d’être apte à avoir une discussion existentielle avec sa futur progéniture, dans n’importe qu’elle situations.

La notion d’intimité change tout au long de notre vie. Quand nous sommes petits, elle n’existe juste pas. À la préadolescence, nous découvrons ce que signifie l’intimité, à la même vitesse où nous découvrons notre corps. Un peu plus vieux, nous abandonnons certaines notion de base avec notre amoureux. Faire pipi pendant que chéri est dans la douche par exemple. Et vient les rendez-vous de suivis de grossesse! Sans le savoir, nous nous approchons de la perte casi-totale de l’intimité. Pour moi, le jour où j’ai expulsé un être vivant devant 6 personnes, j’ai réalisé que mon intimité ne serait plus jamais la même.

Appeler mon conjoint parce que je manque de papier de toilette n’est plus gênant. Parler de pertes vaginales avec des amies est un sujet courant. Discuter de selles avec n’importe quel médecin est tout ce qui a de plus naturel!

Je comprend maintenant pourquoi ma maman ne ferme jamais la porte de salle de bain. Je ne la ferme plus moi non plus. Et vous?

Je t’aime, Andréanne!

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Vous savez ce sentiment d’amour ultime qui se propage en vous lorsque vous rencontrez votre enfant pour la première fois? Ce moment où le temps prend une pause-café pour que vous puissiez vous nourrir de ses traits en versant une larme de bonheur… Vous voyez de quoi je parle?

J’ai eu le bonheur de vivre ce moment de trois façons différentes. La première fois avec ma fille, née en 2015, puis un peu plus récemment avec deux magnifiques grandes filles, dont je suis venue chambouler l’existence.

Il y a un peu plus d’un an, je me suis mise en couple avec le papa de deux poulettes. Je suis arrivée dans leur vie comme une tonne de briques. J’étais « La Maman Du Bébé ». Avec le temps, j’ai appris à les apprivoiser. À leur laisser leur espace et à connaître leurs limites.

On ne se le cachera pas, au début j’avais peur d’en faire trop, ou pas assez. Je ne suis et serai jamais leur mère, donc quel est mon rôle? À quel point j’ai le droit de faire de la discipline sans être la marâtre? Comment est ce que je vais faire pour apprendre à composer entre ma vrai fille et les deux autres? Est-ce que je vais les aimer assez fort pour que tout le monde soit bien dans notre nouvelle famille?

Je m’en suis posée des questions comme celle-là, et plus d’une fois! Je suis arrivée dans un moment difficile pour elles. Leurs parents s’étaient séparés quelque mois plus tôt et maman avait un nouvel amoureux. La 3 ans vivait difficilement les changement, et l’ado de 5 ans se rebellait. Elles m’en ont fait voir des toutes les couleurs dans nos débuts! J’ai souvent pensé avoir tout gâché, surtout lorsque l’une ou l’autre me rappelait que c’était maman qui décidait ici avant.

Le temps a passé, parfois rapidement, parfois dans une lenteur pénible, mais l’été a fini par arriver. C’est là que tout a changé. Un jour, nous nous amusions au parc, puis entre deux éclats de rire, j’ai eu droit à mon premier « Je t’aime, Andréanne ».

Gratuitement, sans filtre ni attente. La 5 ans m’a fait vivre ce que je ne pensais possible qu’avec la chair de ma chair. Le temps s’est suspendu quelques millisecondes, puis à ce moment, je suis devenue la belle-mère.

Je joue tous les rôles qu’une vraie maman joue, mais j’ai toujours aussi peur qu’au début quant à mes interventions. Je suis une oreille, un usine à câlins, une donneuse de bisous magiques, et aussi la vilaine belle-mère qui envoie en punitions. Et vous savez quoi? Ça me va !