Ta vie, c’est à toi!

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Il y a des gens qui croient, que la vie est un examen. Moi je crois plutôt que c’est un devoir.

Avec les devoirs, tu peux voir les erreurs que tu fais. Un examen, il te donne la note, et c’est négatif ou positif. Rien d’autre.

J’ai vécu quelques affaires. Pas grand choses d’exceptionnel, mais j’ai frappé quelques murs.

Mon enfance est plutôt différent des autres. Je n’ai pas beaucoup de souvenir. Mais, je vis à travers ça. Parfois, on peut se poser la question:

Comment en suis-je arrivé là?

Mais, il y a une question qu’il ne faut jamais se poser.

Est-ce que je mérite cette étape-là ?

Fais moi confiance. Si la vie vous donne cette étape, c’est que vous êtes prêt en passer cette étape-là.

Peu importe si vous êtes une personne en difficulté, une personne sage, une personne aventureuse ou même une personne parfaite, dans un monde d’imparfaits. La vie vous fera toujours confiance. Croyez en vous. Ne laissez jamais personne vous piétiner sur la tête.

C’est votre vie et non la leur. Vous décidez de ce que vous en faites!

La fratrie

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Je vis avec deux frères. Croyez moi, c’est très dur!

Un frère avec un TDA, l’autre avec de l’hyper-activité. Mais ensemble, nous nous soutenons avec chacun nos forces et faiblesses.

Les moments durs, sont les moments qui nous rapprochent le plus. Car on découvre la personne qui se cache derrière le corps. On se découvre aussi.

Nos petites cordes sensibles et nos points forts. Être sœur est le rôle, le plus dure à jouer. Mais un rôle tellement plaisant.

Plus tard quand on sera tous dispersé dans le monde, on aura toujours, une place où on pourra se retrouver.

Être

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J’ai toujours gardé tout en dedans. J’ai toujours été très timide. J’ai très peu confiance en moi. Il y a des jours, où je me fais réveiller par mon cadran, le matin. Je fixe mon mur, et je me dit « qu’il faudra que je passe à travers une autre journée. » Ce moment est difficile, mais c’est à ce moment que la force lève ma jambe et la dépose par terre. À ce moment, je sais que je vis pour une raison. Je ne sais pas laquelle encore. Mais ça viendra.

À l’école, j’ai beaucoup de difficultés. J’arrive à l’école, je me prépare pour mon cours. Mais il reste toujours quelques minutes avant la cloche… je prends souvent, ces quelques minutes-là, à penser comment puis-je ne pas me faire d’amis. Mais après je me dis, que je suis une sorte de personne, qui n’a pas besoin de compagnie pour vivre ma vie. Je suis bien, rejetée à l’école, je n’ai pas besoin de deux options, pour faire ce que j’ai à faire. Quelques personnes disent qu’être rejeté à l’école n’est pas santé. Moi je trouve que oui. Mais si, tu es une personne qui a besoin d’avoir de la compagnie pour avancer, là je suis d’accord. Mais si tu es fait pour être en dehors du groupe, alors fais ce que tu à faire. Nous, nous sommes assez fortes émotionnellement pour survivre à des épreuves, normalement survenue à des épreuves de groupe. C’est un très joli cadeau, que la vie nous a fait. Alors! Arrêtez d’essayer de vous inclure et faites votre propre chemin.!

Mon accouchement parfait puissant

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C’était une de ces nuits qui nous transforme…Celle qui n’a lieu qu’une seule fois et qui chamboule tout. Une de ces nuits qui nous révèle au travers des étoiles ton

émouvante venue, toi mon fils tant aimé.

Pour qui je me suis préparée physiquement et mentalement à t’accueillir auprès de femmes incroyables qui m’ont donné la force d’esprit et la confiance à être une meilleure personne de jour en jour. Cette nuit là, je ne savais pas que c’était le grand moment. Je ne savais pas que tu allais arriver si vite et de manière si parfaite. Je ne savais rien. Je savais seulement que mon corps s’abandonnerait à lui même,  dans cette douce et intense valse, que mon utérus dansera, pour toi, pour nous.

Cette nuit là, cette timide douleur m’a enlacée doucement pour me tirer des  bras de Morphé. Je ne lui en voulais pas, elle me dérangerait à peine. Je songeais à toi, que faisais-tu mon petit poussin?  Étais-tu réveillé par ces mouvements utérins qui prenaient de la force au fil des heures qui passaient?  Je savais que mon corps prendrait soin du tien . N’est-ce pas magnifique que mes hormones te couvrent d’une belle endorphine naturelle alors que les contractions sont si enivrantes!

La nature est merveilleuse comme toi, comme moi, comme toutes les femmes de la terre!

Maintenant bien nichée dans les bras de celui qui a fait en sorte que tu m’a pris comme nid douillet,  j’humais l’odeur de son cou alors qu’il me berçait dans l’eau chaude de notre piscine d’accouchement au milieu de mon salon. J’espérais que l’odeur pénétrerait mes poumons et se rendre jusqu’à toi pour te montrer à quel point ce parfum est beau et rassurant. Qu’il sera toujours là quand tu auras besoin et de ne jamais hésiter à y retourner lorsque tu auras peur. Ton père, fort, calme, doux, était mon pilier,  ma boussole.  Tu aurais dû voir son regard d’amour se poser sur moi alors que les douleurs me faisaient chanter de plus en plus fort mes sons primaux. Ce regard, je m’y serais perdue durant des décennies. Il m’aidait à m’accrocher à toi,  à nous, à moi. Je n’avais que de l’amour pour lui.

Plus le temps avançait plus cette valse m’emportait, elle me faisait virevolter dans tous les sens, me lançait très haut dans les airs, me coupait le souffle! J’en perdais pieds parfois, je l’avoue.  Je craignais qu’elle m’emporte si loin que je m’y blesse. Si je perdais le contrôle je n’y survivrais pas, c’était maintenant et ici que ça se passait. Il n’y avait plus d’autre option ni de choix. Si je perdais le focus, je perdais la vie, je te perdais toi. J’ai frôlée la mort sans que personne ne la voit. Près de moi il y avait la fin et le début, le tout et le néant, quelle incroyable sensation de se savoir entre les deux. La vie et la mort se livrait un combat en moi. Mais je n’avais pas peur. J’étais prête,  prête à totalement m’abandonner et m’y perdre. Pour toi mon enfant j’étais prête à tout. Donner ma vie pour toi s’il le fallait!

De plus en plus plus fort, je te demandais de sortir de moi,  de ne plus me faire attendre et d’arriver au plus vite! Cette attente était un vrai supplice! Je t’encourageais à  venir me rejoindre, je m’imaginais ta tête et ton corps faire son chemin à chaque contraction  qui te glissait toujours plus bas dans mon bassin, toujours plus près de mes bras.

Je ne valsais plus désormais, je hurlais à la lune, je criais au soleil, je pulsais  toute cette rage hormonale de moi,  je n’entendais que la voix douce de ma doula qui m’aidait à garder le cap dans cet ouragan, ce tremblement de terre, ce volcan en éruption, ce saut immense dans le vide.

Je te savais tout près,  que quelques temps et tu seras dans mes bras mon petit amour, nous arrivions à la fin, mais pourquoi n’arrivais tu toujours pas? Quel découragement! Y parviendrais-je ?  Pourquoi tant de doute alors que quelques heures avant j’y croyais tellement! Accroupie au milieu de la piscine, loin de tout le monde, aucune main sur moi, aucun croisement de regard. Je hurlais telle une louve qui cherche son louveteau, sauvage, animale, protectrice, violente. La douceur de la danse  n’est plus. L’animal à prit la place. C’est bon de faire des sons, de me suspendre, pleurer, lancer des jurons! Je  n’ai plus de dignité humaine,  je suis primitive dans tout mon  être et j’adore cette sensation!

Ce fut debout au bord de mon lit que mon corps fini d’ouvrir la grande porte qui t’emmenait aux mains de ton père.  La douleur était omniprésente, je criais, je soupirais, je rallais toute la puissance de mon corps. À chaque contraction  je l’accompagnait de puissante poussée, ahhhh quelle sensation exquise! Enfin la dernière ligne droite mon petit coeur!  Toi et moi on arrive à la fin de ce défi et au début d’une vie nouvelle!  Sur le bord de mon lit , accroupie , le visage enfoui dans les couvertures et les bains tendue à chercher quelque chose à m’agripper. J’ai vu une lumière en moi lorsque je sentis les mains d’une sage femme s’agripper aux miennes pour me permettre d’être en total suspension. J’ai senti en moi, de tout relâcher et laisser aller! Je me sentais soutenue plus que jamais! Je n’étais pas seule.

Ce fut dans cette petite chambre de cette mini maison à quelque part dans une campagne couverte de givre du matin, que tu vînt au monde. Entouré de mes sages femmes, ma doula et mon mari, ton père.  Ce fût ses mains que tu senti en premier, il t’a cueillit comme un bouton de rose et tu t’ai lové à l’intérieur de ses paumes et ses doigts.  Il sera toujours là pour toi, comme lorsqu’il t’a attrapé, il te soutiendra et sera ton phare dans les périodes sombres et brumeuses.

J’entendis ton cris strident déchirer la douceur du matin, enfin! Nous y sommes parvenue! Quel soulagement, nos voix sont enfin réunis, je peux enfin toucher la douceur de ta peau, ressentir sa chaleur, voir tes petits doigts parfaits et tes petits pieds si fragiles, sentir l’odeur de tes petits cheveux et enfin croiser ton regard insistant. Ces yeux qui voyaient pour la première fois.

J’avais l’impression de te connaître depuis toujours, comme si durant ces 9 mois tu me parlais à tous les jours. Je t’ai pris et j’ai déposé ton corps minuscule mais si chaud contre le mien. L’ocytocine, l’endorphine et la prolactine à son maximum j’ai levé la tête et souris au ciel. J’ai réussis, je t’ai donné la vie. Je sais que, à quelques part, les anges chantaient et dansaient. Mais les anges n’étaient pas seulement dans les cieux, mais aussi avec moi dans cette chambre.

De magnifiques anges qui ont crus en moi, en toi et en nous pour y parvenir. Merci à toi mon poussin, tu m’a fait vivre une expérience si incroyable, la plus belle de toute ma vie, merci de m’avoir choisi, merci pour tout.

Parlons intimité!

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Récemment, je parlais de la couleur de mon mucus avec une amie. Ça m’a fait prendre conscience qu’avant d’être maman, j’évitais autant que possible de parler de déchets corporels. On ne se le cachera pas, quand on devient parent, le caca prend une place important dans nos vie et donc dans nos conversations.

J’ai donc mis au point une théorie expliquant le mythe des filles qui vont au toilette en groupe! Quand on devient maman, nos enfants nous suivent plus souvent qu’autrement jusque dans la salle de bain pour nos besoins. Je crois que c’est une habitude que les filles gardent dans leur gènes en vue d’être apte à avoir une discussion existentielle avec sa futur progéniture, dans n’importe qu’elle situations.

La notion d’intimité change tout au long de notre vie. Quand nous sommes petits, elle n’existe juste pas. À la préadolescence, nous découvrons ce que signifie l’intimité, à la même vitesse où nous découvrons notre corps. Un peu plus vieux, nous abandonnons certaines notion de base avec notre amoureux. Faire pipi pendant que chéri est dans la douche par exemple. Et vient les rendez-vous de suivis de grossesse! Sans le savoir, nous nous approchons de la perte casi-totale de l’intimité. Pour moi, le jour où j’ai expulsé un être vivant devant 6 personnes, j’ai réalisé que mon intimité ne serait plus jamais la même.

Appeler mon conjoint parce que je manque de papier de toilette n’est plus gênant. Parler de pertes vaginales avec des amies est un sujet courant. Discuter de selles avec n’importe quel médecin est tout ce qui a de plus naturel!

Je comprend maintenant pourquoi ma maman ne ferme jamais la porte de salle de bain. Je ne la ferme plus moi non plus. Et vous?

Ce froid

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Le froid des derniers jours me fascine mais surtout, ce que j’en interprète.

Je me suis levée ce matin en pensant à mes projets, tous aussi passionnants les uns que les autres. Et, mes pensées n’ont pas pris une minute à se bousculer.

Et puis, en ouvrant le rideau de la fenêtre de ma chambre, le paysage qui semblait glacé sous cette température de janvier me rappela ce que dame nature nous suggère.

Le froid saisit, ralenti et renforce. Comme un moment figé dans une routine parfois intense. La nature, dans toute sa complexité est bien routinière. Elle y va de saison en saison avec les mêmes messages. Nous arrive t’il de les écouter?

Ces temps froids inspirent à la pause, au respect d’une cadence apaisée.

Et en ce temps froid, sommes-nous plus éloignés de nos aspirations, nos objectifs, notre mission?

Le froid est sain s’il est respecté et compris. Il ne reste pas, la nature doit se mouvoir et dans cette si récurante éventualité s’imbrique ultérieurement cette routine de vie parfois intense mais tout aussi nécessaire.

Sans brûler d’étape, faisons place au froid. Parce qu’il inspire mais aussi parce qu’il offre. J’ai ralenti mes pensées en les laissant être, sans les nourrir. Et j’ai pris des notes!

La routine est plus profitable si on lui permet ces nuances.

Je vous souhaite le vide

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Sapré 31 décembre!

Cette journée, vous me dites si je me trompe, est loin de passer dans l’ombre. Elle est souvent celle qu’on choisi pour se choisir.

On prend le temps de revisiter notre année, comme on feuillette un magasine. On arrête à certaines pages, on déchire des parties, on en encadre d’autres.

On regarde les images, on lit certains passages marquants. Et puis on le dépose dans le porte document de la salle de bain ou dans une boîte qui finira au comptoir communautaire. On en profite au max et on en fait profiter aux autres.

Et puis il y a les souhaits qui se tricotent doucement une mitaine dans notre pensée. Cette mitaine qui servira à les offrir. D’où viennent ces souhaits?

S’ils sont si importants au point de les offrir, c’est qu’ils ont ou auraient été de bons alliés à notre quotidien 2017.

Des souhaits, j’en ai pour vous.

J’en ai un.

Je vous souhaite le vide.

Dans un rythme de vie désarçonnant, le vide est un véritable allié. Nos pensées se bousculent dans notre cerveau à une vitesse épatante et malheureusement n’y restent pas non plus. Nos pensées se transforment en émotions et souvent en réactions.

Faire le vide de cette load d’infos est sincèrement apaisant et ce rituel se fait rare pour plusieurs. Prendre le temps d’arrêter, le temps d’un instant, et d’accueillir ce qui est, de ressentir ce qui flotte, ça fait un bien fou et c’est pas mal gratuit.

Le vide permet la reconstruction, si besoin est. Il crée cet espace prêt à se faire remplir. Il permet les dépôts, positifs ou négatifs et laisse même de la place pour travailler ces dépôts. Le vide est bon, il est même nécessaire et je vous le souhaite.

Le vide, le soir, c’est pratique! Ça permet au sommeil de vouloir cogner à notre porte. Celui-ci, qui a droit à son moment de gloire, est agité par le brouhaha et « vire de bord » s’il ne se sent pas le bienvenue. Le vide est invitant.

Le vide ne se fait pas tout seul. Il se prépare, on doit l’aménager dans nos vies comme on aménage un boudoir dans la maison. Vous n’avez pas de boudoir?

J’ajoute un souhait à mon billet; il vous faut un boudoir. Une place physique ou vous vous retrouvez. Pas besoin?

Alors je vous re souhaite le vide pour pouvoir réaliser que vous en avez besoin!

Nous devons trouver des trucs, des moyens, poser des actions concrètes afin de reprendre les guides de cette vie qui nous ai offert. Afin de prolonger le plaisir, le vide doit co exister.

Mon souhait à vous sera celui-ci.

Pour chaque moment de peine, de joie, de colère, de dégoût, de peur et de surprise, je vous souhaite le vide pour en apprécier complètement leurs bienfaits.

Bonne année!