Mon corps, il est à MOI!

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En écoutant la télé-série Les Simone cette semaine, j’ai été troublée par une scène est particulier (désolé pour les mamans qui ne l’ont pas encore écouté).

Vous vous en doutez peut-être, la scène en question est celle entre Maxim et son professeur d’Université. Bref résumé : il lui fait des avances, le non-verbal de Maxim est clair, elle ne souhaite pas aller plus loin, mais malheureusement, elle n’arrive pas à l’exprimer de façon verbale, elle fige, et le professeur va plus loin. Une histoire comme on en entend beaucoup dernièrement.

Outre le fait qu’on peut qualifier cette scène de viol, si on suit le principe de l’expression « sans oui, c’est non », moi, ce qui m’a troublée, c’est : Quand? Où ? Comment ? et Pourquoi sommes-nous incapables d’affirmer avec conviction, fermeté, haut et fort : NON!

Non, je ne veux pas que tu me touches, non je ne veux pas de câlin, de bisous, non je ne veux pas que tu rentres dans ma bulle.

Pourtant, la seule chose qui nous appartient réellement sur cette terre, c’est notre propre corps, on a donc le droit de décider qui rentre dans notre intimité et qui n’y rentre pas, et à ceux-là, on a le droit de dire NON!

Et je crois que ce droit s’apprend dès le plus jeune âge. Respecter le corps de son enfant. Combien de fois j’ai vu des situations du genre :

– Obliger l’enfant en larmes à s’asseoir sur le Père-Noël pour une photo;

– Forcer son enfant à faire un bisou ou un câlin à mo’oncle, ma tante, bien que l’enfant ne le souhaite clairement pas;

– Voir des inconnus toucher nos enfants dans les magasins. Etc.

Alors, l’enfant comprend que même s’il exprime son besoin qu’on respecte sa bulle, il n’est pas écouté.

Et ça donne quoi : des gens qui figent, qui n’osent pas dire non, ou dans l’autre sens, des gens qui abusent et qui apprennent que même si une personne exprime son malaise, on n’est pas obligé de le respecter.

Alors, s.v.p., la photo du Père-Noël n’est pas si imporante, une poignée de main ou un bonjour de la main peut très bien faire l’affaire pour mo’oncle, matante, et les inconnus, bas les pattes de mon enfant!!

C’est leur corps et ils ont aussi le droit à leur intimité et à ce qu’on la respecte!

2 univers, 3 mentalités

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photo blog pictom
Dans ce billet, je vais vous raconter une petite parcelle de ma vie privée. En prenant soin de ne mentionner aucun nom ni lieu à des fins de respect.
Ce n’est pas mon genre d’étaler ma vie privée, mais après avoir vécu cette aventure
(puisque j’ai vécu des montagnes russes d’émotions) je sens que je dois vous le partager.
J’ai pris la décision de faire un suivi sage femme pour cette grossesse-ci. Pour plusieurs
raisons, oui parce que je suis accompagnante à la naissance, mais aussi parce que leur suivi est unique, à l’écoute de leurs patientes, respectueux et professionnel. J’ai vécu, à ma première grossesse, de l’inconnue, de la peur, de la violence physique, psychologique, de l’insécurité etc…à cette grossesse-ci, hors de question de vivre une deuxième fois cette
expérience plus que désagréable.
Toute ma grossesse, j’ai été suivi par des femmes attentionnées, amoureuses de leur métier, respectueuses et si calmes. Des femmes qui prenaient le temps d’écouter ce que j’avais à dire, qui riaient avec moi et qui pleuraient avec moi.
Peu à peu durant la grossesse, je construisais mon nid. Accoucher dans un milieu intime et rassurant, à mon domicile, avec des sages femmes. Je découvrais un univers tellement riche et incroyable! Même le petit monsieur qui venait chercher les prises de sang à la maison des naissances était sympathique!
Je n’ai pas eu de conversation avec la plante verte dans le salon d’attente mais je suis
certaine qu’elle aurait eu tellement de belles choses à dire!
Bref durant ces 9 mois, j’ai eu la chance de cultiver un rêve, accoucher selon mes désirs,
dans un milieu idéal pour mes besoins, entourée de femmes à l’écoute et respectueuses.
Me découvrir une puissance, m’autoriser à me donner confiance pour mettre un enfant au monde avec seule ressource: moi même. Me permettre d’imaginer à quel point mon
accouchement sera parfait…bref une grossesse ne prend pas 9 mois pour rien. Il y a encore quelques jours, je doutais de moi. Je me disais, si je ne réussis pas, si la douleur est trop forte je peux toujours être transférée à l’hôpital, ils prendront soin de moi, m’aideront à vivre
avec cette intensité et leur piqûre magique. J’ai toujours un second plant!
Après avoir vécue ce que je viens de vivre…je n’ai plus de second plan. Je n’ai que moi
même, mes sages femmes, ma doula, mon mari, ma piscine et mon hypnose. Et j’en suis
incroyablement reconnaissante.
Maintenant rendue à 41 semaines de grossesse, notre système médical exige un suivi de
grossesse pour s’assurer que tout se passe bien dans cette bedaine-la. Je connais
l’expérience, j’y ai passé par là aussi à ma premiere grossesse. J’étais confiante, calme, rien ne pouvait m’ébranler puisque je sentais au fond de moi que tout se passait bien, que bébé se portait bien et que mon corps fait parfaitement bien les choses.
Mais cette expérience m’a replongé dans un état d’angoisse et d’inquiétude que j’ai autrefois connu.
En mettant les pieds dans la mini pièce avec un petit lit et le moniteur pour écoute foetal juste à côté, j’ai senti la chaleur monter. Et non pas parce qu’il faisait chaud, au contraire, avec tout les trous dans les murs et le petit drap qui me couvrait j’avais toute les raisons du monde d’avoir froid. Après une écoute très partiel, seule avec mon conjoint et une infirmière absente, prise entre deux changements de quart de travail, les résultats sont mauvais, bébé semble mal réagir à mes contractions passagères, on demande à me voir par échographie.
En arrivant dans le bureau (appelons le Dr marabout) je ressens une rigidité et une
fermeture totale. J’ai ressenti une aversion pour mon suivi sage femme, une pression de
devoir accoucher maintenant, mon enfant ne réagissait pas bien au monitoring, ne répondait pas bien à l’échographie, refusait de collaborer. Intérieurement je crois qu’il ressentait ma grande réticence devant docteur Marabout un peu trop condescendant.
Pour en finir avec un diagnostic très négatif; ce bébé doit sortir dans les prochains jours!
Parole du Docteur! Vous devez absolument penser à ce que vous voulez faire, votre bébé
ne respecte que 4 critères sur 8. Je n’aime pas les résultats, ce n’est pas positif! il ne peut
pas rester plus longtemps. C’est risqué je ne peux pas vous dire que tout va bien, trop de
facteurs de risques…
Wooooo minute! Je me dois de faire un petit retour en arrière.
J’ai passé 9 mois dans la confiance et le respect. J’ai été suivi par des femmes qui me
couvraient de douceur, de louange sur les capacités de mon corps, de l’amour pur et simple.
J’ai bâti mon identité de mère, je me suis vu donner la vie de manière totalement naturel,
en ne jurant que sur ma puissance de femme. Elles ont pris le temps de connaître et écouter mon corps et mon esprit, à me cerner et fouiller dans chaque recoin pour assurer mon bien être. Et là, ça fait 20 minutes que j’ai mis les pieds dans le bureau de Dr Marabout, faut que ça bouge, bébé ne va pas bien, mon corps ne fait pas bien son travail, mon bébé est en train de mourir, il y a une bombe nucléaire qui est tombée dans la ville voisine et les astres du ciel sont tous tombés dans un trou noir!!
Écoute, ça ne va vraiment pas bien!
J’étais désemparée, passée d’un état calme à une panique totale, que se passe-t-il?
En 20 minutes, le travail que j’ai fais en 9 mois menaçait de tomber en poussière. De se
faire brûler par une furie que tout doit aller mal et vite! Je sentais que la louve en moi, qui construisait sa tanière, se faisait menacer par ce terrible feu de forêt qui approchait
dangereusement. La panique a montée, mes yeux sont devenus fous, mes oreilles se sont
dressées, ma respiration s’est accélérée. Je sens que mon bébé est menacé et mon instinct
primitif n’aime vraiment pas ca.
Respire maman, respire…ton bébé restera bien au chaud, personne n’y touchera autre que toi.
Puis j’ai eu la chance de connaître une deuxième personne. Un docteur que je n’avais
jamais vu, appelons le Dr Zen, j’ai même crue à un infirmier tellement il était calme et
réconfortant. (vivement le changement de quart de travail!) après un long monitoring de 30 minutes, des visites très fréquentes, des soins, m’avoir donné à boire pendant ce temps et des explications douces dans une ambiance ouverte, les tracés du monitoring montraient des signes très positifs! Et ben…bébé coopère, il s’est enfin réveillé! Et un beau coeur régulier et un utérus très réactif! Puis on passe a l’écho, ne suffit que de 15 minutes pour que le docteur Zen voit tout ce qu’il voulait voir. Un bébé qui se pratique a respirer, des mouvements souples, beaucoup de liquide amniotique, des éveils actifs, bref tout est beau!
Le Doc Zen ce veut très rassurant, j’ai une situation parfaite, je n’ai pas à m’inquiéter, il
semble même heureux de savoir que j’accouche en présence de sage femme! Je vois dans
ses yeux une douceur, un amour pour son métier, un calme et une confiance envers moi et mes capacités. J’avais envi de l’embrasser! Mon Sauveur!
Mais que se passe-t-il donc!! La louve en moi est pris de court! Prête à bondir et déchirer de ses canines tout ce qui se trouve sur son chemin, je vois un homme, tenant une hose
dans ses mains, couvrir le feu de forêt de son eau rafraîchissante écartant tout danger de
mon précieux petit nid! Que c’est bon et que c’est beau revoir à nouveau la cime des arbres se balancer sous le vent frais, plus aucune fumée qui obstrue mes poumons ou qui brûle mes yeux. Je peux retourner dans ma tanière construire mon lit et attendre que mon petit louveteau vienne à moi.
Aujourd’hui, j’ai découvert deux univers et 3 mentalités. Et dans l’une d’elle,  comprenait
les deux univers en même temps. Un milieu rigide médical avec un respect et une grande
douceur. Incroyable cette équilibre dans notre monde qui semble si anarchique. Merci
beaucoup Dr Zen…tu m’a redonné cette confiance que j’ai cru perdre. Tu a été dans le
fond de cette forêt, à l’endroit où le feu était le plus menaçant, tu a pris ma confiance l’a
couvert d’une couverture pour la protéger et est venu la déposer au pied de ma tanière,
sans y entrer, avant de terminer d’éteindre le reste de ce feu fou. Merci de faire ce travail et merci de donner cette confiance à toutes les autres femmes qui croiseront ton chemin.
Annie St-Jean Miss Doula

De retour en évaluation!

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Les mots ont résonné comme une pesante douillette sauf qu’ils se sont gardés de nous réchauffer. Ces mots ont fait mal, plus qu’à l’habitude. Parce que je m’étais accrochée à une idée et la réalité m’a ramené en vrai.

Sans une surprenante progression drastique, Thomas devra recommencer sa quatrième. Son professeur, qui fut absolument sympathique, sincère, franc et empreint d’empathie, ne peut pas émettre de conclusion dans l’immédiat mais on ne peut pas non plus nier les faits. Thomas a du mal en acquisition. Un jour il sait, l’autre plus. Sa progression est trop lente pour le système, son contenu n’est pas assez déposé dans le tiroir des acquisitions.

Nous avons procédé à plusieurs évaluations jusqu’à maintenant, Thomas s’est bien prêté aux besoins. Son neuropsychologue, a posé déjà plusieurs diagnostics et nous avons cheminé avec ceux-ci, en travaillant très fort. Le parcours est rempli d’embûches mais rien d’insurmontable et nous avions espoir, jusqu’à hier, que ce parcours serait un tant soit peu, typique. Nous avions tort.

Avoir tort ne me choque pas. Même en écrivant ces lignes, je rationalise et rien ne me choque vraiment. Je suis triste. Et encore je rationalise. Rien là! Doubler n’est absolument pas grave! C’est même mieux pour Thomas, qui aura une année bonus pour faire les acquis nécessaires pour continuer son parcours scolaire.

C’est l’émotion qui fige. La tristesse me fige. Les mots de son prof, avec qui on discutait, nous laissait entendre que la classe d’adaptation, il en fera possiblement partie au secondaire. Pis! Rien là! Mon rationnel me parle et y’a raison! Pis? Ça fait quoi?

Mon émotif me déstabilise. J’ai de la peine. Je suis mélangée entre réaliser qu’il n’a pas fini de rusher ET tout le monde rush un moment où un autre dans la vie.

Pour encore plus me mettre dans un drôle d’état, on soupçonne la dyspraxie. Ça fait longtemps qu’elle chatouille le dossier de Thomas. Je crois que là, il est temps que l’on confronte la bête! Pfft. Ce n’est même pas une bête, c’est un changement. On sera capable. Je serai à la hauteur. Mais j’ai de la peine.

Alors voilà. Ma rencontre-parents, je l’ai vécu avec beaucoup de tristesse. Je prévois faire le tour de l’Amérique centrale et Sud, en faisant l’école en voyage, à Thomas. Je prévois ce projet pour sa sixième année. La rencontre-parents m’a tellement chamboulé que je me promets de me pencher sur ce dossier rapidement. Le devancer ce voyage-études? L’éliminer?

Prendre du recul est la solution pour l’instant, je crois. Nous recommençons les évaluations pour Thomas. Cette fois, pour faire tomber officiellement le diagnostic de dyspraxie. En écrivant ces lignes, je me demande encore pourquoi….

Et vous, votre rencontre-parents?

Sur la photo, on voit peu Thomas, je sais. Mais elle me rappelle qu’il apprécie beaucoup les outils et les utilise avec plaisir. Je le trouve vraiment persévérant et tellement conscient de tout ce qu’il vit….

Le pouvoir de l’engagement!

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Me voici ici, excitée et nerveuse à la fois, à vous écrire sur l’engagement. Excitée parce que je réalise doucement que ce mot représente une de mes valeurs les plus protégées. Nerveuse parce je connais le courage qu’il requiert, et vous en parler me dépose dans une position qui se veut inspirante. Serais-je à la hauteur?

Depuis plus de 3 ans je rencontre par le billet mon entreprise, beaucoup de familles et ce que j’observe le plus, ce qui se démarque le plus est que mes mamans et mes papas, ils ont tout en eux!

Ils me consultent pour que Pictom leur offre du soutien, des outils qui faciliteront leur quotidien et nous en avons! Pictom est L’Allié dans l’amélioration dans la routine quotidienne! Mais au delà de la structure organisationnelle, au delà des outils proposés, il y a l’engagement.

Et c’est là que ça fait un peu plus mal… c’est ok, il faut un peu de souffrances pour créer les habitudes de changement.

Mais qu’est-ce que l’engagement au fait?

Selon mes concepts, ma vision et ma façon de voir la vie, l’engagement est le processus d’un alignement qui part d’une valeur jusqu’à un objectif. Lors de l’engagement, il y a tous les efforts, les dilemmes, le mouvement, les actions. C’est exactement là où on a du mal à rester!

La parentalité, qu’on se le dise, ne se dessine pas par une ligne droite. Les courbes qui se tracent au cours du parcours mettent à l’épreuve le niveau d’engagement. Parfois même le premier pas vers le parcours…mais le gros se joue en chemin! On parle ici de parentalité mais tout ce contenu se dépose très bien dans toute sphère de vie; tant qu’il y a une valeur en guise de case de départ!

L’engagement coûte cher. Surtout en émotions. Elle nous aligne mais nous déséquilibre. Elle nous demande à chaque « courbe », à chaque embûche, de revisiter nos valeurs, visualiser une fois de plus l’objectif et vivre les actions intuitives dictées par la quête.

Concrètement, dans les familles, ça se traduit par le geste de prendre le téléphone et de m’appeler, de visiter le site web et de m’envoyer un message, d’acheter l’outil et de le mette en place. Encore plus, de garder le cap, à chaque jour, à chaque intervention. Est-ce facile? Non!

Est-ce noble comme aventure, quête ou peu importe comment vous l’appelez? OUI!!

Parce qu’elle vous demande de vous choisir, de croire en vous, de vous positionner dans votre alignement perso! Pire, elle vous garoche pleins de réalités, conséquences logiques et de répercussions physiques et mentales qui vous déstabilisent! Vous poursuivez une quête, rappelez-vous!! Rappelles-vous de votre pourquoi. Rappelez-vous de vos valeurs.

Bien que l’engagement est une affaire bien personnelle, vous entourer de gens bienveillants, de partager votre « challenge » avec d’autres humains de votre gang, c’est smart! On puise la force de continuer dans l’amour, l’amitié, le positif. Il faut aussi déposer ces ingrédients dans la recette!

En résumé: l’engagement part d’une valeur vers un objectif en ayant comme milieu vos effort, votre constance et votre foi.

Faut faire le saut, il faut se pousser. L’engagement est salutaire, pour l’individu, la société et la planète!

Et si vous vous demandez pourquoi la photo de cactus, parce qu’une de mes valeurs est l’authenticité. Et mon engagement se déguise en moyens pour prendre soin de moi afin de maximiser mon bonheur et les cactus, ces temps-ci me rendent joyeuse!

Tout est temporaire

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Tout est temporaire.

Je me répète ces mots, tel un mantra, depuis quelques années déjà.

À force de vivre des situations difficiles, déplaisantes, ma mère me disait : ne t’en fait pas, tout est temporaire dans la vie.

Et c’est vrai. Les bons moments sont temporaires (malheureusement), mais les périodes difficiles le sont aussi (heureusement). Même quand on a l’impression que ça ne changera jamais, même quand on a l’impression qu’on ne s’en sortira pas.

Je ne nommerai pas d’exemple, on en vit tous des périodes difficiles. Vous lisez et probablement que vous en avez déjà une en mémoire qui surgit ou vous en vivez une présentement. Alors, je vous dis : « C’est temporaire ».

Il va certainement arriver un moment donné que le vent va tourner, la situation va évoluer, s’améliorer ou vous allez prendre une décision, vous allez recevoir de l’aide, un appel, peu importe, mais quelque chose va arriver et la situation va changer.

Et d’ici à ce que la situation change, rappelez-vous, c’est temporaire, alors faites de votre mieux, selon vos capacités/votre énergie. Et si ce que vous êtes capable de faire c’est le stricte minimum, alors c’est BEN correct! Oui, c’est BEN correct!! Ça ne donne rien d’essayer d’être une « superwomen » quand on vit une situation difficile (et à tout autre moment non plus d’ailleurs), parce que notre corps/notre tête en a déjà bien assez à gérer de même. Donne-toi une pause! Anyway, même la pause est temporaire, alors…

« Il n’existe rien de constant, si ce n’est le changement » – Bouddha

Chantal

Je n’aime pas être enceinte et C’EST CORRECT!

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photo 1er billet Annie

Je n’aime pas être enceinte…
Oups je l’ai dit!
Et oui je l’ai déclaré, je n’aime pas être enceinte!
Je sens que les pierres ne tarderont pas à me tomber dessus! C’est tout de même triste de constater que notre monde nous pousse à devoir aimer être enceinte. Les publicités qui nous montrent combien une femme doit être heureuse de porter son enfant, que n’importe quel vêtement de maternité pourrait très bien nous faire, que prendre 10lbs en 9 mois c’est la limites, au-delà de ça t’es vraiment dans le trouble… Et que celles qui déclarent qu’elles ne sont ni heureuses, ni bien dans leur corps, se font juger très sévèrement!

Et bien il y a beaucoup plus de femmes qui n’aiment pas être enceinte qu’on pourrait le croire!
Et surtout il ne faut pas insinuer que « je n’aime pas être enceinte » veut dire que je n’aime pas porter un enfant ou je n’aime pas cet enfant…il y a une grosse différence ici!

La grossesse porte son lot de défis et de bonheurs. Là-dessus on peut s’entendre!
Découvrir qu’on est enceinte après avoir vomi le chou-fleur qu’on vient d’engloutir en entier sur le bord du comptoir à 9h le matin est loin d’être enchantant!
Mais découvrir qu’on est enceinte après plusieurs tentatives, alors qu’on y croyait plus et qu’on allait tout abandonner…on peut facilement reconnaître que ça chavire le coeur de bonheur!

Mais même ces femmes qui ont tant demandé à porter un enfant peuvent en venir à détester être enceinte! ET C’EST CORRECT!
Porter un enfant c’est donner son corps à un adorable petit parasite qui prend toutes nos vitamines, notre énergie; une bonne partie de notre sang et de notre nourriture. C’est d’accepter que son corps changera pour toujours et qu’il portera les marques de la vie. C’est devoir s’arrêter et s’écouter lorsque notre corps nous dit « Woo la mère! Tu n’es plus seule là-dedans, tu dois te ménager un peu! » C’est vivre avec des inconforts constants, des malaises, des inquiétudes, des peurs, des nuits de plus en plus courtes parce qu’on a mal au corps, des hormones incontrôlable…!

Justement, en parlant des hormones, je crois que c’est important de faire un petit arrêt là-dessus… Vous savez, les hormones de grossesse, on parle ici d’ocytocine, de prolactine, de progestérone, d’oestrogène…ces charmantes petites créatures qui se multiplient encore plus rapidement qu’une colonie de souris dans un sous-sol de pizzeria douteux! C’est hormones qui nous font vivre des montagnes russes d’émotions qu’on ne comprend pas la majorité du temps! Qui sont là, jour, soir, nuit, journée fériée et même quand on dort à poing fermé!
Celles-là qui te font pleurer devant une annonce de Nautilus au cinéma parce que t’es dont heureuse de voir ce beau monde-là se remettre en forme et être fiers de leurs accomplissements! Tu sais c’est hormones-là qui préparent ton corps, qui font bouger tes organes, qui répondent au moindre petit besoin de ton bébé, qui calibrent merveilleusement bien le tout dans ton corps pour être en mesure de donner la vie, qui font en sorte que tu es une femme incroyable et puissante! Bah parfois ces hormones-là peuvent devenir un fardeau aussi! Le reconnaître et l’assumer C’EST CORRECT!

Bon revenons à nos moutons…la grossesse est un mélange de débalancements, de calibrages douteux, de collocation très proximal, de changements physiques…de tellement plein de choses! Si ce n’est pas les brûlures d’estomac qui te prennent au milieu de la nuit et que tu finis par t’endormir à moitié assise dans ton lit avec un Thums qui te fond à moitié sur le bord de la bouche, c’est le nerf sciatique qui te coince et te fait ressembler au Bossu de Notre Dame lorsque tu veux ramasser la tonne de petits Lego de ton plus jeune par terre!
Mais il y a aussi des beaux côtés à la grossesse, n’allez pas croire que je suis une frustrée de la vie qui est égoïste de son corps et ne veut le partager à personne! Sauf peut-être le père ou le pompier qui vient faire des ateliers de prévention incendie à la garderie du coin!

Porter un enfant reste la chose la plus magnifique et incroyable qu’une femme peut faire! C’est à elle seule que revient ce droit, c’est une superbe exclusivité! Imaginer à quoi il ou elle ressemblera, ressentir les premiers petits coups qui nous disent des « coucou maman! Je suis là! », pouvoir lui parler, jouer avec lui au travers de notre ventre, acheter LE petit pyjama qui nous fait chavirer! Décorer sa chambre, se bercer dans sa chaise berçante en caressant sa doudou promise, se sentir belle et épanouie, se sentir femme et accomplie. Voir le regard doux et attendri de son conjoint sur nous alors qu’on ce sens la plus laide au monde. Donnez la vie! Ce sont des moments incroyablement riches, précieux et qui nous appartiennent qu’à nous, les femmes!

Oui la grossesse se finit en accouchement, qui es un terrain totalement inconnu, même si on l’a visité 1, 3, 5, 12 fois! Aucun accouchement n’est identique, comme la personnalité du petit être qu’on crée en notre sein. C’est vrai que ça fait peur et ça peut même venir gâcher notre grossesse…mais, donner la vie, permettre à son corps de s’ouvrir comme une rose au matin pour offrir un tout nouveau monde à notre enfant, s’abandonner totalement à lui et faire confiance en la vie, c’est d’une beauté inimaginable!

Chaque femme à la faculté et la force de créer, porter et accoucher d’un enfant. Qu’elle soit de la culture, de la religion ou de la couleur qu’elle veut, la femme a ce pouvoir (qui pourrait se catégoriser dans ceux des super-héros en passant) et c’est ce qui fait en sorte qu’une fois notre petit bonheur dans les bras, lorsqu’il nous découvre de ses grands yeux purs, qu’on oublie tout, qu’on se sent puissante et qu’on aimerait tout recommencer!

Je t’aime, Andréanne!

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Vous savez ce sentiment d’amour ultime qui se propage en vous lorsque vous rencontrez votre enfant pour la première fois? Ce moment où le temps prend une pause-café pour que vous puissiez vous nourrir de ses traits en versant une larme de bonheur… Vous voyez de quoi je parle?

J’ai eu le bonheur de vivre ce moment de trois façons différentes. La première fois avec ma fille, née en 2015, puis un peu plus récemment avec deux magnifiques grandes filles, dont je suis venue chambouler l’existence.

Il y a un peu plus d’un an, je me suis mise en couple avec le papa de deux poulettes. Je suis arrivée dans leur vie comme une tonne de briques. J’étais « La Maman Du Bébé ». Avec le temps, j’ai appris à les apprivoiser. À leur laisser leur espace et à connaître leurs limites.

On ne se le cachera pas, au début j’avais peur d’en faire trop, ou pas assez. Je ne suis et serai jamais leur mère, donc quel est mon rôle? À quel point j’ai le droit de faire de la discipline sans être la marâtre? Comment est ce que je vais faire pour apprendre à composer entre ma vrai fille et les deux autres? Est-ce que je vais les aimer assez fort pour que tout le monde soit bien dans notre nouvelle famille?

Je m’en suis posée des questions comme celle-là, et plus d’une fois! Je suis arrivée dans un moment difficile pour elles. Leurs parents s’étaient séparés quelque mois plus tôt et maman avait un nouvel amoureux. La 3 ans vivait difficilement les changement, et l’ado de 5 ans se rebellait. Elles m’en ont fait voir des toutes les couleurs dans nos débuts! J’ai souvent pensé avoir tout gâché, surtout lorsque l’une ou l’autre me rappelait que c’était maman qui décidait ici avant.

Le temps a passé, parfois rapidement, parfois dans une lenteur pénible, mais l’été a fini par arriver. C’est là que tout a changé. Un jour, nous nous amusions au parc, puis entre deux éclats de rire, j’ai eu droit à mon premier « Je t’aime, Andréanne ».

Gratuitement, sans filtre ni attente. La 5 ans m’a fait vivre ce que je ne pensais possible qu’avec la chair de ma chair. Le temps s’est suspendu quelques millisecondes, puis à ce moment, je suis devenue la belle-mère.

Je joue tous les rôles qu’une vraie maman joue, mais j’ai toujours aussi peur qu’au début quant à mes interventions. Je suis une oreille, un usine à câlins, une donneuse de bisous magiques, et aussi la vilaine belle-mère qui envoie en punitions. Et vous savez quoi? Ça me va !